Jésus et la femme adultère
Giandomenico Tiepolo

Entre deux colonnes, deux groupes
Sur fond d'architecture, entre deux colonnes qui stabilisent la scène, deux groupes : celui des jeteurs de pierre et celui de la foule qui littéralement propulse la femme à la tête voilée, la victime promise, sur le devant pour l'offrir au massacre, tout en bloquant toute fuite possible. Les deux mouvements convergent vers un homme assis : le Christ.

La Loi mosaïque
Nous sommes au moment où Jésus va répondre à la question des pharisiens qui lui demandent s'il faut suivre la Loi mosaïque et lapider la femme adultère. S'il répond oui, il valide l'antique coutume. S'il répond non, il se met proprement hors la loi. Jésus choisit de mettre les juges et les bourreaux dans l'impossibilité d'agir en disant : que celui qui n'a jamais péché jette la première pierre. L'hésitation qu'il crée ainsi, la réflexion qu'il fait naître, sera fatale aux jeteurs de pierre.

La réponse de Jésus
Au fond, réfléchissons. Que fait Jésus ? Dans une foule déchaînée mais peut-être pas méchante, il introduit la réflexion, il provoque par sa réponse, un temps d'arrêt. Il force à méditer et empêche l'acte meurtrier d'être automatique. C'est ce que nous voyons : un homme calme. Un stabilisateur comme est stabilisatrice l'architecture sur laquelle il donne l'illusion de s'appuyer. [Jn 8, 2-11]


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