Châteaux de la Loire
Chenonceau contre Chaumont
À la mort de Henri II, Diane de Poitiers est contrainte d'échanger avec la régente, Catherine de Médicis, Chenonceaux contre Chaumont. À peine devenue la maîtresse de ce château la reine mère s'empresse de l'embellir et de l'agrandir. Elle y organise des fêtes brillantes, notamment en 1560, en l'honneur de son fils François II et de son épouse, Marie Stuart. Elle fait appel au Primatice pour mettre au point un grand apparat décoratif constitué par des colonnes, des fontaines, des statues, des arcs de triomphe et des obélisques. Trente coups de canon sont tirés successivement dans la cour. Le banquet royal lui coûte, dit-on, plus de cent mille livres.
Une fête pour célébrer le retour de Henri III
En 1577, une autre fête mémorable est organisée pour célébrer le retour de Pologne de Henri III. Catherine de Médicis reprend l'idée d'une fête qui a eu lieu au château de Plessis-lès-Tours où les femmes étaient habillées en hommes et les hommes en femmes. Accompagné de ses mignons, Henri III apparaît en « roy-femme ». Le journal de la cour, daté du 15 mai 1577, dit : « En ce beau banquet, les plus belles et les plus honnestes femmes de la cour, à moitié nues et ayant leurs cheveux épars comme des espousées, furent employées à faire le service ». Ces demoiselles de cour sont, en effet, chargées de recueillir des confidences et informations qu'elles transmettent ensuite à Catherine de Médicis. Le soir tombant, des feux d'artifice illuminent le château et les allées du parc. Ces fêtes folles et somptueuses mettent en scène le « triomphe » de la maîtresse de Chenonceau.
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