La Bible, La Passion du Christ
« Voici l'homme (Ecce Homo) »
Le procès de Jésus est un modèle d'irrégularité. Un témoin soudoyé raconte que Jésus s'est vanté de détruire le Temple et de le reconstruire en trois jours. Cette parole symbolique, allusion à la résurrection est accueillie de manière littérale et Caïphe le grand-prêtre, montre son indignation en déchirant ses vêtements. Jésus est condamné à mort.
Caïphe livre Jésus aux soldats qui lui bandent les yeux et le battent en lui disant « Prophétise donc qui t'a battu ? » La foule l'injurie et le couvre de crachats. Une condamnation à mort doit être ratifiée par le gouverneur romain. Ponce Pilate fait comparaître Jésus, l'interroge et le trouve innocent. Il ne le comprend pas, mais souhaite le sauver et l'envoie au tétrarque Hérode Antipas, en déclarant : « Je me lave les mains du sang de cet homme, qu'il retombe sur vos têtes ». Le tétrarque Hérode Antipas interroge Jésus et les réponses énigmatiques de ce dernier le déconcertent. Il se moque de lui, lui fait endosser le manteau blanc des fous et le renvoie à Pilate. Pilate signifie aux prêtres, aux magistrats et au peuple que ni lui, ni Hérode, n'ont trouvé Jésus coupable de sédition. La foule est houleuse. « Voici l'homme (Ecce Homo) », annonce Pilate en montrant le prisonnier exténué.
Ponce Pilate cherche un compromis. Il propose au peuple d'user de son droit de grâce accordé au moment de Pâque. Qui doit être gracié, de Jésus ou de Barabbas, un autre prisonnier qui se prénomme aussi Jésus. La foule réclame la mort de Jésus et la libération de Barabbas.
La flagellation de Jésus
La flagellation est un supplice courant à Rome, quasiment une institution. Seuls, en étaient protégés ceux qui portaient le titre de citoyens romains comme ils étaient protégés de la crucifixion.
Le condamné était attaché à un pieu ou à une colonne et le fouet pouvait être fait de chaînes ou de lanières de cuir lisses ou noueuses munies ou non de boules de plomb. Petit à petit, la flagellation devient à Rome le supplice préliminaire à toute crucifixion. La flagellation est publique, sur le lieu de la sentence et en présence du juge. C'est en tant que condamné à la crucifixion que le Christ fut flagellé.
Le couronnement d'épines
Dans la cour du prétoire, les soldats déguisent Jésus en roi bouffon : manteau de pourpre, couronne de ronces et d'épines, roseau figurant un sceptre.
Ils ploient les genoux devant lui, le saluent « Roi des Juifs », le frappent,
crachent sur lui puis lui remettent ses vêtements.
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