Ovide, Les Métamorphoses, livre 9
Achéloos ou Achéloüs n'est pas qu'une figure mythique, c'est aussi le plus grand fleuve de Grèce et son nom qui signifie « aux tourbillons d'argent » était dans l'Antiquité grecque synonyme de l'eau.
Ce grand fleuve qui sépare l'Étolie de l'Arcananie est, bien entendu, aussi un dieu-fleuve et quand ce dieu-fleuve parle de lui-même, c'est pour mettre en garde contre la dangerosité de ses eaux :
Leur torrent, dévalant des montagnes à la fonte des neiges,
A également englouti des jeunes gens dans ses flots impétueux.
Ovide, Les Métamorphoses, 9, 1-97
Divinité aquatique
Sur le chemin qui conduit de Calydon à Athènes, Thésée et ses compagnons furent arrêtés sur le chemin du retour à Athènes par une crue violente du fleuve Achéloüs. Le dieu du fleuve leur proposa une hospitalité qu'ils acceptèrent. Les convives agrémentèrent le banquet par le récit de diverses métamorphoses et Achéloüs en vint à citer son propre exemple.
La corne d'abondance
Divinité aquatique, doué du pouvoir de se métamorphoser, le fleuve Achéloüs raconta comment il avait pris la forme d'un serpent puis d'un taureau pour défier Hercule qui prétendait, comme lui, faire de Déjanire, la fille du roi de Calydon, son épouse. Au cours du combat, Achéloüs avait été vaincu et il avait perdu l'une de ses cornes qu'Héraclès avait brisée.
La corne brisée d'Achéloüs fut recueillie et remplie de fruits et de fleurs odorantes par les Naïades du fleuve.
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