Phaéton
Ovide, Les Métamorphoses, livre 2


Phaéton, le fils du Soleil
Dans les Métamorphoses, Phaéton est le fils de Clymène, fille d’Océanos et de Thétys. De sa relation avec le Soleil, elle conçut Phaéton. Épaphus, petit-fils du fleuve Inachus, insulte gravement son honneur en mettant en doute le discours de sa mère qui fait du Soleil le père du jeune homme. Un père supposé, dit Épaphus. Phaéton rapporte les propos insultants à sa mère et lui demande une marque de son origine. Montrant le Soleil, l’ordonnateur du monde et le donneur de vie, Clymène jure solennellement que Phaéton est bien le fils du Soleil et convie son enfant au palais de son père pour s’en assurer. Le palais d’où le soleil part chaque matin pour éclairer le monde.

Le palais du Soleil
Phaéton arrive au palais du Soleil, resplendissant d’or, d’ivoire, de pierres précieuses et franchit les portes que Vulcain a sculptées et ciselées, représentant la terre et le ciel et les signes du Zodiaque. Phaéton d’approche du trône du Soleil mais s’arrête à distance car nul ne peut s’approcher de trop près tel est grand l’éclat qui s’en dégage. Phœbus le Soleil est assis sur son trône d’émeraude, vêtu de pourpre.

Le Soleil voit le jeune homme effrayé par le spectacle et lui demande les raisons de son voyage : « Qu’es-tu venu chercher dans ce palais, Phaéton. Oh ! Fils, dont je ne saurais renier la paternité », dit le Soleil. Et Phaéton lui demande un gage qui fasse que personne ne puisse plus douter de sa lignée.

Le char du Soleil
Alors le Soleil enleva les rayons de sa tête et son fils put l’approcher. Le Soleil l’embrassa et s’engagea à satisfaire n’importe quelle demande en signe de témoignage de sa filiation.

Aussitôt le jeune homme demande à conduire le char de son père et pendant tout un jour d’être le maître et le conducteur des chevaux du char du Soleil. Aussitôt le Soleil se repent de sa promesse, mesurant les dangers de la demande du jeune homme et tente de le faire renoncer, lui promettant même toutes les richesses du monde. Rien n’y fit. Et Phaéton maintient sa demande que le Soleil voit comme un châtiment.

Phaéton, conducteur du char du Soleil
Alors le Soleil avertit son fils des dangers de la course qu’il va entreprendre et lui recommande de ne pas se servir de l’aiguillon et de tenir fortement les rênes. Puis le jeune homme monte dans le char du Soleil, éblouissant d’or et de pierreries, éclatant de lumière. Le Soleil enduit la figure de son fils d’un onguent le protégeant des flammes, nimbe sa chevelure de rayons tout en lui donnant conseils sur conseils.

Et le jeune homme s’élance. L’angoisse étreint le Soleil. Ne reconnaissant pas leur maître, les chevaux s’emballent et le char s’écarte de la route habituelle. Phaéton prend peur, ne sait que faire, et le char part dans tous les sens semant la mort et les flammes dans monde. Phaéton terrorisé lâche les rênes et tout s’embrase au ciel et sur terre. Le char est chauffé à blanc.

C’est à ce moment, dit Ovide, que les Éthiopiens, c’est-à-dire les Africains devinrent noirs. Partout la fumée s’élève, le sol se fend laissant passer la lumière éclatante et les flammes jusque dans les enfers.

La mort de Phaéton
Les animaux meurent, dans l’air, sur terre et dans la mer. La terre se dessèche. Tout brûle. Alors Jupiter prend à témoin les dieux et le Soleil que le monde va périr s’il n’intervient pas, et lance la foudre vers le cocher. Phaéton meurt. Jupiter éteint l’incendie, les chevaux du Soleil s’abattent, le char est en débris et le monde est sauvé.

Les Naïades d’Hespérie ensevelirent Phaéton avec cette épitaphe : « Ci-gît Phaéton, qui conduisit le char paternel ».


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