Héliades
Ovide, Les Métamorphoses, livre 2


Les filles du Soleil
Voulant conduire le char du Soleil, Phaéton, nous l’avons vu, en mourut. Les sœurs de Phaéton, filles du Soleil, les Héliades (Héliade venant d’Hélios, le soleil en grec) se lamentent. Elles donnent tous les signes du deuil rituel, appellent jour et nuit, se lacèrent la poitrine avec les ongles, se couchent sur son tombeau. Le temps du deuil passe, quatre mois lunaires.

La métamorphose
Les Héliades épuisées continuent leur plainte : mais voici que l’une d’elles sent ses pieds se raidir, qu’une autre voulant s’arracher les cheveux n’a en main que des poignées de feuilles. Une autre prend racine. Les bras se transforment douloureusement en longues branches. Bientôt l’écorce leur enveloppe le ventre, la poitrine, les épaules, les mains. Les Héliades sont métamorphosées en peuplier (ou bien en aulne selon d’autres traditions), et leurs larmes, leur sang devint de l’ambre, cet ambre dont les Romaines aimaient se parer. De l’ambre ? En effet, pour les Anciens – comme Pline ou Aristote – l’ambre était une résine végétale découlant de certains arbres comme le peuplier ou l’aulne.


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